La terre d’Oizon dépendait de la seigneurie d’Aubigny-sur-Nère, propriété, depuis 1421, de Jean Stuart connétable de l’armée d’Écosse de Charles VII. Entre 1495 et 1500, Bérault Stuart, agrandit le vieux domaine de la Verrerie pour en faire une demeure d’agrément entre forêt et étang. Cette nouvelle construction concerne le logis et le gros œuvre de la chapelle. Quelques années plus tard, vers 1520, Robert Stuart entreprend une seconde campagne de travaux : ouvrage d’entrée, décor de la chapelle et aile Sud de la galerie encadrée de deux pavillons.
Le logis rectangulaire a trois niveaux ; une tour d’escalier hexagonale est placée au centre de la façade Ouest. Au rez-de-chaussée, côté Est, on voit encore des croisées à traverses encadrées de moulures croisées. La chapelle, de plan allongé avec chevet à pans coupés, est construite perpendiculairement au logis. Elle est facilement identifiable à son étroite flèche d’ardoises et aux fenêtres-hautes en arcs brisés ornées d’un remplage flamboyant.
Le décor des portes de la tour d’escalier et de la chapelle est similaire : portes en anse de panier surmontées d’un arc brisé formant tympan encadrées de pinacles, et couronnées d’un gâble en accolade, caractéristiques du début du XVIème siècle. La voûte lambrissée et le haut des murs de la chapelle sont peints de figures faisant allusion à la famille du commanditaire (Robert Stuart). Les toits du logis et de la chapelle sont à longs pans et pignons découverts. La galerie nouvelle construite en brique, à l’imitation de la galerie du château de Blois, est longue de 9 arcades en plein cintre. Seuls les éléments décoratifs sont en pierre : colonnes, arcades, chaînage et encadrement de quatre fenêtres.
Tous les éléments du décor (rinceaux, arabesques, hélices, guirlandes, médaillons et pilastres) sont typiquement Renaissance. Une influence flamande est suggérée sur l’indication de la signature de Jan Van Waveren retrouvée à deux endroits au premier étage de la galerie. La tour d’escalier placée dans l’angle sud-ouest est couverte d’un toit à l’impériale.